TER, circuler au biocarburant pour moins polluer
La Région Bretagne déploie progressivement le B100 à l'ensemble de son parc de matériel ferroviaire roulant thermique ou bi-mode (thermique et électrique).
Depuis juin, les rames du TER BreizhGo qui assurent les liaisons entre Auray et Quiberon ("Tire-Bouchon") circulent au biocarburant B100 en remplacement du diesel.
Cette décarbonation est la concrétisation des engagements environnementaux pris par la Région Bretagne qui va déployer progressivement le B100 à l'ensemble de son parc de matériel ferroviaire roulant thermique ou bi-mode (thermique et électrique), à l’échelle régionale. Si les rames de la ligne Paris-Granville circulent déjà au B100, la Région Bretagne sera la première région de France à le généraliser à l'ensemble de son territoire.
Généralisation du B100 au premier semestre 2027
Après le passage du Tire-Bouchon, le B100 sera ensuite utilisé dans les stations d'approvisionnement de Saint-Brieuc, Quimper et Carhaix dès le 1er septembre 2026, et enfin dans la station de Rennes, au premier semestre 2027, après les travaux qui s'imposent pour permettre ce changement.
Une baisse sensible des émissions de CO²
L’usage du B100 constitue une solution simple, rapide, et relativement accessible pour la réduction des émissions de CO² du parc de rames TER BreizhGo, dans l’attente de technologies plus performantes en cours de développement. L’usage du B100 certifié carburant durable par un organisme indépendant, sur la flotte TER, permettra ainsi l’économie de 3 775 T équivalent CO² par an, soit une réduction de l’empreinte carbone de 40 % sur la circulation des rames TER BreizhGo.
L’usage du B100 permet en outre une réduction des émissions CO² de 60 % comparé au diesel (B7).
Un passage au vert qui a un prix
Ce choix, vertueux, de la Région Bretagne n'est pas sans incidence puisque le surcoût au litre du B100 est estimé de 20 à 25 % comparé au diesel. Et si le matériel roulant est compatible avec l’usage du B100 sans modification, ce passage au biocarburant engendre néanmoins une hausse des coûts de maintenance. La Région estime ce surcoût, une fois le B100 déployé à l'ensemble de la Bretagne, à 580 000 € par an en année pleine.
Le B100 utilisé en Bretagne devrait en outre provenir de la filière française du colza.